Sommaire
- 1 L’essentiel à retenir sur la PAC eau-eau
- 2 Éligibilité & obligations PAC eau-eau : règles et limites
- 3 Coûts & variables pour une PAC eau-eau : estimer précisément
- 4 Aides CEE & cumul pour la PAC eau-eau : conditions et bonnes pratiques
- 5 Simulateur : PAC eau-eau — fonctionnement et estimation des aides
- 6 Simulateur PAC eau-eau — Résumé
- 7 Étapes du projet PAC eau-eau : de l’étude à la mise en service
- 8 Erreurs fréquentes & bonnes pratiques pour la PAC eau-eau
- 9 Cas d’usage & mini étude de cas : PAC eau-eau en tertiaire
- 9.1 Cas A — Bureau 200 m²
- 9.2 Cas B — Immeuble tertiaire 800 m²
- 9.3 Qu’est-ce qu’une PAC eau-eau sur nappe phréatique ?
- 9.4 La PAC eau-eau est-elle éligible aux aides ?
- 9.5 Forage unique ou double forage : lequel choisir ?
- 9.6 Quel rendement attendre (COP) ?
- 9.7 Peut-on utiliser la PAC eau-eau pour le refroidissement ?
- 9.8 Quels sont les coûts approximatifs d’installation ?
- 9.9 Comment sécuriser le financement du projet ?
- 9.10 Sources
pac eau-eau nappe tertiaire : fonctionnement et avantages
Article mis à jour le 24 avril 2024
La pompe à chaleur hydrothermique qui exploite la nappe phréatique est une solution performante pour le tertiaire. Elle capte une température stable en sous-sol pour chauffer, produire de l’eau chaude sanitaire et proposer un rafraîchissement par géocooling. Ce dossier présente, de façon claire et vérifiable, le fonctionnement technique, les critères d’éligibilité aux aides, les coûts observés en 2024–2025, la combinatoire des dispositifs CEE et MaPrimeRénov’, et les étapes pratiques d’un projet. Il vise à donner des repères chiffrés et des bonnes pratiques afin d’orienter un décideur ou un gestionnaire de patrimoine tertiaire vers une prise de décision informée et sécurisée.
En bref :
- PAC eau-eau : capte la chaleur d’une nappe pour fournir chauffage, ECS et refroidissement.
- Performances : COP typique ≈ 3 (1 kWh électrique → 3 kWh thermique), dépendant du forage et des émetteurs.
- Forage: solution à double forage recommandée pour réinjection et respect environnemental.
- Aides possibles : MaPrimeRénov’, prime CEE, éco-PTZ, TVA réduite à 5,5% et aides locales.
- Coûts observés (TTC) : fourchette moyenne 9 000 € à 16 000 €, selon profondeur et intégration ECS.
L’essentiel à retenir sur la PAC eau-eau
La section synthétique donne les éléments clés pour décider rapidement si une PAC eau-eau sur nappe tertiaire est adaptée au bâtiment. Ces points visent à prioriser l’analyse technique et financière avant toute démarche administrative ou signature de devis.
- Source d’énergie : la nappe phréatique offre une température stable toute l’année, réduisant l’impact des vagues de froid extérieur.
- Performance : un COP généralement supérieur aux PAC aérothermiques, en particulier lorsque l’installation est correctement dimensionnée.
- Impacts réglementaires : forages soumis à réglementation locale et à l’arrêté sur la géothermie de minime importance ; autorisation municipale souvent requise.
- Environnement : la solution peut être quasiment neutre si l’eau est réinjectée (double forage) et si l’installation respecte les prescriptions environnementales.
- Rendement économique : amortissement sur le moyen/long terme selon prix d’électricité et profil de consommation.
| Critère | Valeur indicative |
|---|---|
| COP moyen | ≈ 3 |
| Coût installation TTC | 9 000 € – 16 000 € |
| Forage | Unique ou double (15–100 m) |
| Aides disponibles | MaPrimeRénov’, prime CEE, éco-PTZ, TVA 5,5% |
Pour approfondir l’estimation de gains et définir la solution technique la plus adaptée, il est conseillé de Simuler ma prime CEE avant de signer un devis.
Insight : une PAC eau-eau bien dimensionnée réduit notablement la sensibilité aux variations climatiques et stabilise les dépenses énergétiques.

Éligibilité & obligations PAC eau-eau : règles et limites
Le dispositif technique et administratif pour installer une PAC eau-eau sur une nappe phréatique est encadré. Le périmètre d’éligibilité aux aides dépend de la conformité aux normes, des conditions du forage et du respect des exigences des financeurs. Cette section détaille les critères, les exclusions courantes et les obligations réglementaires.
Critères techniques pour la PAC eau-eau
Avant tout chantier, il faut vérifier :
- La présence d’une nappe exploitable à proximité et sa perméabilité.
- La qualité de l’eau : corrosion, encrassement, besoin d’échangeur spécifique.
- La profondeur estimée : forages généralement inférieurs à 100 m.
- Accès chantier, emprises pour forage et équipements.
| Vérification | Détail |
|---|---|
| Étude hydrogéologique | Indispensable pour valider la ressource |
| Autorisation | Déclaration ou autorisation municipale selon cas |
| Conformité | Respect norme NF X10-970 et arrêté géothermie GMI |
Conditions d’éligibilité aux aides
Les aides, notamment MaPrimeRénov’ et la prime CEE, exigent souvent :
- Installation par un professionnel certifié RGE.
- Respect d’un rendement minimal et de fiches techniques (fiches standardisées CEE).
- Soumission des demandes avant la signature de certains devis (ex. prime CEE souvent demandée avant engagement).
Exemples d’exclusion : terrains sans nappe exploitable, forages transfrontaliers, installations non conformes aux prescriptions locales. Il est impératif de mener une étude de faisabilité technique et réglementaire avant toute promesse financière.
| Obligation | Conséquence |
|---|---|
| Réaliser étude hydrogéologique | Validation de la ressource, conditionne le forage |
| Installer par RGE | Permet l’accès à la MaPrimeRénov’ et à certaines primes |
Pour toute interrogation réglementaire locale, solliciter la mairie et un bureau d’études. Insight : la conformité administrative et la qualité des études préalables conditionnent l’accès aux meilleures aides et la pérennité de la PAC.
Coûts & variables pour une PAC eau-eau : estimer précisément
Évaluer le coût réel d’une PAC eau-eau implique d’intégrer plusieurs variables : coût des forages, choix entre forage unique ou double, intégration de la production ECS, équipements complémentaires, et coût de la main d’œuvre. Cette section détaille les postes de dépense, des fourchettes observées et les paramètres influents sur le retour sur investissement.
Principaux postes de coûts
- Études préalables (hydrogéologie, thermiques) : généralement 1 000 € à 4 000 € selon complexité.
- Forage(s) : 3 000 € à 8 000 € par forage selon profondeur et nature du sol.
- Groupe hydraulique et PAC : 4 000 € à 10 000 € selon puissance et options ECS.
- Raccordements, échangeurs, reprise du réseau : 1 000 € à 3 000 €.
- Installation, mise en service et contrôles : 1 000 € à 3 000 €.
| Poste | Fourchette TTC (indicative) |
|---|---|
| Études | 1 000 € – 4 000 € |
| Forage (unitaire) | 3 000 € – 8 000 € |
| Unité PAC | 4 000 € – 10 000 € |
| Installation & mise en service | 1 000 € – 3 000 € |
Variables qui influencent le coût et le ROI
Les variables clefs :
- Profondeur et difficulté du forage (géologie, présence d’obstacles).
- Besoin de traitement de l’eau ou d’échangeur spécifique.
- Dimensionnement : puissance utile en kW liée à la surface à chauffer et au niveau d’isolation.
- Type d’émetteurs : plancher chauffant basse température favorise un COP plus élevé.
- Prix de l’électricité local et profil de consommation (chauffage 24/7 vs usage intermittent).
Exemple chiffré simple : pour un bâtiment tertiaire de 400 m², un investissement TTC total estimé à 30 000 € (forages, PAC, intégration) peut se traduire par des économies annuelles de 3 500 € à 6 000 € selon profil et COP réalisé, soit un amortissement théorique en 5 à 10 ans hors aides.
| Exemple bâtiment 400 m² | Valeur |
|---|---|
| Investissement TTC (estimation) | ≈ 30 000 € |
| Économies annuelles estimées | 3 500 € – 6 000 € |
| Amortissement | ≈ 5 – 10 ans (selon aides) |
Micro-CTA : PAC eau-eau — pour obtenir une évaluation détaillée, il est recommandé de Simuler ma prime CEE puis de Demander un audit. Insight : le coût initial peut être élevé, mais la variabilité des charges et l’accès aux aides rendent souvent l’opération rentable sur le moyen terme.
Aides CEE & cumul pour la PAC eau-eau : conditions et bonnes pratiques
La prime CEE est un levier financier déterminant pour réduire le reste à charge d’un projet de PAC eau-eau. Ce chapitre explique les conditions de la prime CEE, la manière de la cumuler avec MaPrimeRénov’, l’éco-PTZ et la TVA réduite, et les précautions à prendre pour sécuriser les montages financiers.
Prime CEE : fonctionnement et exigence
- La prime CEE est accordée par des fournisseurs d’énergie selon des fiches-actions standardisées.
- La prime doit être demandée selon les règles du dispositif : souvent avant la signature du devis.
- La valorisation dépend des économies d’énergie attendues (en kWh cumac) et de la fiche applicable.
| Dispositif | Possibilité de cumul |
|---|---|
| MaPrimeRénov’ | Souvent cumulable avec prime CEE sous conditions |
| Éco-PTZ | Compatible si travaux éligibles |
| TVA 5,5% | S’applique sur main d’œuvre et matériel éligible |
Bonnes pratiques pour sécuriser le cumul
- Vérifier les conditions de cumul sur chaque dispositif avant de signer.
- Conserver l’ensemble des justificatifs (factures, attestation RGE, FDES si demandée).
- Faire valider le montage par le fournisseur de la prime CEE pour éviter un rejet ultérieur.
Conseil opérationnel : utilisez le simulateur financier et recoupez avec un audit technique pour s’assurer que les économies annoncées par la fiche CEE sont atteignables. Pour une demande immédiate, Simuler ma prime CEE est une étape préalable pertinente.
| Étape | Pourquoi |
|---|---|
| Demande prime CEE avant signature | Garantit l’attribution sous réserve de conformité |
| Audit RGE | Permet d’optimiser le dossier MaPrimeRénov’ et CEE |
Insight : un montage soigné (audit + demande prime avant devis + installation RGE) limite les risques de refus et maximise l’impact financier du projet.
Simulateur : PAC eau-eau — fonctionnement et estimation des aides
Entrez les paramètres de votre projet (puissance, surface, profil de consommation). Ce simulateur fournit une estimation indicative des aides possibles et du reste à charge. Les résultats sont des valeurs approximatives à titre informatif — obtenir des devis et vérifier les dispositifs locaux officiels.
Résultats estimatifs
Bilan énergétique
Coûts & aides
Graphique simplifié
Étapes du projet PAC eau-eau : de l’étude à la mise en service
Une procédure claire augmente les chances de réussite technique et administrative. Cette section décrit les étapes numérotées à suivre, les livrables attendus et les erreurs à éviter à chaque phase.
- Phase 1 — Pré-étude : recueil des données bâtiment, consommation, repérage de la nappe. Livrable : rapport de faisabilité.
- Phase 2 — Étude hydrogéologique et dimensionnement : profondeur de forage, débit admissible, compatibilités sanitaires. Livrable : rapport hydrogéologique et plan de forage.
- Phase 3 — Montage financier : demandes MaPrimeRénov’, prime CEE (avant signature si requis), éco-PTZ. Livrable : dossier d’aides validé.
- Phase 4 — Travaux : forages (un ou double), installation PAC, intégration réseau chauffage, essais. Livrable : PV de réception et certificat RGE si applicable.
- Phase 5 — Mise en service et optimisation : réglages, validation des performances, contrat de maintenance.
| Étape | Durée indicative | Livrable |
|---|---|---|
| Pré-étude | 2–4 semaines | Rapport faisabilité |
| Étude hydrogéologique | 3–8 semaines | Rapport + plan forage |
| Travaux & installation | 2–8 semaines | PV réception |
- Checklist avant signature : vérifiez l’étude hydrogéologique, le contrat RGE, la prise en charge annoncée de la prime CEE et la présence d’une garantie décennale pour les travaux de forage.
- Entretien : prévoir contrat annuel avec vérifications des échangeurs et pompes de relevage.
Micro-CTA discret : pour organiser une visite technique, il est conseillé de Demander un audit. Insight final : respecter chaque étape, documenter, et sécuriser les aides avant engagement minimise le risque financier et technique.
Erreurs fréquentes & bonnes pratiques pour la PAC eau-eau
Les projets de pompe à chaleur sur nappe présentent des pièges récurrents. Cette section identifie les erreurs observées et propose des pratiques éprouvées pour les éviter. Le fil conducteur illustre chaque point par un exemple concret de gestionnaire tertiaire ayant optimisé son installation.
- Erreur : ne pas réaliser d’étude hydrogéologique. Conséquence : forage inadapté ou ressource insuffisante. Bonne pratique : mandat d’un bureau d’études indépendant.
- Erreur : accepter un forage unique sans analyse d’impact. Conséquence : rejet non conforme. Bonne pratique : prioriser le double forage si la géologie le permet.
- Erreur : dimensionnement sous-estimé. Conséquence : COP dégradé, surconsommation électrique. Bonne pratique : dimensionnement lié au profil thermique réel et tests sur site.
| Erreur | Bonne pratique |
|---|---|
| Oublier la demande CEE avant devis | Demander la prime CEE en amont |
| Installer sans RGE | Exiger qualification RGE QualiPAC |
Exemple pratique : la société fictive « ImmoTertiaire » a choisi un double forage et un plancher chauffant basse température. Résultat : COP mesuré 3,3, réduction de 42 % de la facture chauffage sur 3 ans, et obtention de MaPrimeRénov’ et prime CEE.
Insight : l’attention portée aux études préalables, au choix des émetteurs et au respect des démarches administratives transforme un investissement coûteux en levier durable d’économie et de confort.
Cas d’usage & mini étude de cas : PAC eau-eau en tertiaire
Trois mini-cas illustrent l’impact concret de la PAC eau-eau selon contexte : petit bureau de 200 m², immeuble tertiaire 800 m², et site mixte avec process léger. Chaque cas présente l’investissement, les aides mobilisées, et le résultat énergétique observé.
Cas A — Bureau 200 m²
- Investissement TTC estimé : 18 000 € (forage simple + unité + intégration).
- Aides mobilisées : prime CEE ≈ 2 500 €, MaPrimeRénov’ = 4 000 € (exemple), TVA 5,5%.
- Résultat : économies annuelles ≈ 2 200 €, amortissement net ≈ 6–8 ans.
| Indicateur | Cas A |
|---|---|
| Investissement | ≈ 18 000 € |
| Économies annuelles | ≈ 2 200 € |
Cas B — Immeuble tertiaire 800 m²
- Investissement TTC estimé : 60 000 € (double forage recommandé, intégration ECS).
- Aides mobilisées : prime CEE importante, éco-PTZ possible, aides locales.
- Résultat : économies annuelles ≈ 7 000 €–12 000 €, ROI plus rapide si consommation constante.
| Indicateur | Cas B |
|---|---|
| Investissement | ≈ 60 000 € |
| Économies annuelles | ≈ 7 000 € – 12 000 € |
Insight : la performance réelle dépend du profil d’utilisation ; un audit initial demeure le meilleur levier pour calibrer et chiffrer le projet.
Qu’est-ce qu’une PAC eau-eau sur nappe phréatique ?
Il s’agit d’une pompe à chaleur qui capte la chaleur d’une nappe d’eau souterraine via un ou deux forages pour la restituer au réseau chauffage et eau chaude sanitaire.
La PAC eau-eau est-elle éligible aux aides ?
Oui, sous conditions : installation par un professionnel RGE, respect des fiches techniques et démarches administratives (MaPrimeRénov’, prime CEE, éco-PTZ, TVA 5,5%).
Forage unique ou double forage : lequel choisir ?
Le double forage est préférable pour la durabilité et l’environnement (réinjection) ; il est cependant plus coûteux. Le choix dépend de l’analyse hydrogéologique.
Quel rendement attendre (COP) ?
Un COP moyen autour de 3 est courant, mais il peut varier selon température de la nappe, dimensionnement et émetteurs (plancher vs radiateurs).
Peut-on utiliser la PAC eau-eau pour le refroidissement ?
Oui : la PAC peut être réversible ou on peut utiliser le géocooling pour transférer la chaleur du bâtiment vers la nappe, offrant un refroidissement à faible consommation.
Quels sont les coûts approximatifs d’installation ?
Fourchette indicative TTC : 9 000 € à 16 000 € pour des installations résidentielles ; pour le tertiaire cela peut être plus élevé selon profondeur et intégration ECS.
Comment sécuriser le financement du projet ?
Réaliser un audit énergétique, demander la prime CEE avant signature, vérifier l’éligibilité MaPrimeRénov’ et l’accès à l’éco-PTZ, et recourir à des professionnels RGE.
Sources
- ademe.fr — fiches techniques et recommandations (consulté, mise à jour 2024).
- ecologie.gouv.fr — cadre réglementaire et dispositifs d’aide (consulté, mise à jour 2024).
- legifrance.gouv.fr — textes réglementaires sur forages et géothermie (consulté, mise à jour 2023–2024).
Liens utiles internes : PAC eau-eau, PAC eau-eau, Simuler ma prime CEE, Demander un audit.