Sommaire
- 1 L’essentiel à retenir sur les normes filtration F7 F9 H13
- 2 Éligibilité & obligations liées aux normes filtration
- 3 Coûts & variables pour la mise en place de filtres F7, F9 et H13
- 4 Aides CEE & cumul : impacts sur la mise à jour selon normes filtration
- 5 Étapes du projet (How-to) pour choisir filtre F7, F9 ou H13
- 6 Simulateur de filtration
- 7 Erreurs fréquentes & bonnes pratiques autour des variations filtres
- 8 Cas d’usage & mini étude de cas : avant/après filtration
- 9 Tableau récapitulatif des classes et efficacités
- 9.1 Quelle différence entre F7, F9 et H13 pour un logement ?
- 9.2 Comment vérifier l’efficacité réelle d’un filtre installé ?
- 9.3 Un filtre H13 augmente-t-il toujours la consommation énergétique ?
- 9.4 Peut-on cumuler des aides CEE pour des travaux de filtration ?
- 9.5 À quelle fréquence remplacer un filtre F7/F9 ?
- 9.6 Quels risques si la filtration est mal dimensionnée ?
- 9.7 Comment intégrer la récupération de chaleur avec une filtration renforcée ?
- 10 Sources
Les performances des filtres F7, F9 et H13 déterminent la qualité de l’air intérieur et la protection contre les particules fines. Ce guide apporte des éléments techniques et pratiques pour comprendre la classification filtres, comparer efficacité filtration et choisir la bonne solution selon les besoins (habitat, tertiaire, industriel). Les explications s’appuient sur les normes en vigueur et des cas concrets pour faciliter la décision.
- Normes filtration : différences entre EN 779, EN 1822 et ISO 16890.
- Filtres F7/F9 : ciblent les particules de 0,3 à 1 µm; H13 : HEPA haute efficacité pour particules ultrafines.
- Coûts et variables : fourchettes en € TTC, durée de vie, pertes de charge et maintenance.
- Aides et cumul : primes CEE, impacts sur rentabilité, démarches recommandées.
- Étapes pratiques : diagnostic, dimensionnement, mise en service et suivi performance.
L’essentiel à retenir sur les normes filtration F7 F9 H13
Ce chapitre synthétise les points clés à connaître avant toute intervention. Il couvre la classification filtres, la traduction aux performances mesurées et les usages recommandés.
La notion centrale est la capacité des filtres à retenir une proportion donnée de particules selon leur taille. Les systèmes standards disposent d’une filtration en plusieurs étapes : préfiltres (G1–G4), filtres moyens (M5–M6), filtres fins (F7–F9) et filtres haute efficacité (HEPA : H13–H14). Cette hiérarchie répond à des objectifs différents : protection des installations, amélioration du confort, maîtrise sanitaire. La norme ISO 16890, adoptée en remplacement progressif d’EN 779, évalue l’efficacité vis‑à‑vis des fractions PM1, PM2.5 et PM10, offrant une vision plus réaliste des performances dans des contextes urbains ou industriels.
Un filtre F7 est conçu pour capturer une large fraction des particules fines : il offre typiquement une efficacité de l’ordre de 60 à 80 % pour des particules proches de 1 µm selon les tests opacimétriques historiques. Le filtre F9 monte en puissance et peut atteindre 75 à 85 % sur des particules de 0,3 µm selon les méthodes de mesure précédentes, ce qui le rend pertinent pour des locaux à forte exigence de propreté d’air sans recourir immédiatement au HEPA. Le filtre H13, classé HEPA selon EN 1822, assure une efficacité minimale moyenne de 99,95 % sur la taille critique de 0,3 µm et répond aux besoins de salles blanches, laboratoires et zones critiques.
La purification air repose aussi sur le bon couplage entre débit, taux de renouvellement et pertes de charge. Un mauvais dimensionnement augmente les consommations énergétiques et réduit la durée de vie des filtres. À titre d’exemple, pour des réseaux VMC tertiaires, il est recommandé de vérifier les débits VMC et de caler la filtration en fonction du taux de renouvellement cible et de la qualité d’air extérieure. Pour des bâtiments soumis à une pollution extérieure élevée, la combinaison d’un préfiltre G4 puis d’un F7, voire d’un F9, permet d’allonger la durée de vie utile du H13 lorsqu’il est nécessaire.
Quelques repères concrets : un filtre F7 est adapté pour réduire pollen (10–100 µm) et poussières en suspension (1–100 µm) dans les bureaux et logements. Un F9 est souvent choisi pour des espaces accueillant des publics sensibles (écoles, certains cabinets médicaux). Un H13 est requis en milieu médical et dans les salles techniques sensibles aux fumées, suies et virus de très petite taille (0,002–0,05 µm). Le choix dépendra de l’analyse des particules filtrées et des objectifs de pureté.
En pratique, vérifier la compatibilité avec la centrale de traitement d’air, la perte de charge admissible et le calendrier d’entretien est indispensable. Simuler l’impact économique et énergétique guide le choix : dimensionnement CTA et vérification après mise en service permettent d’optimiser performance et coûts.
Insight : la meilleure filtration n’est pas forcément la plus efficace sur le papier, mais celle qui est correctement dimensionnée et entretenue pour l’usage prévu.

Éligibilité & obligations liées aux normes filtration
normes filtration : obligations réglementaires et conformité
La conformité aux normes de filtration repose sur plusieurs référentiels. Pour les filtres HEPA, la norme EN 1822 définit les classes E10 à H14 et les protocoles de test. Pour les filtres fins, la transition vers ISO 16890 (et l’ancienne EN 779 pour historique) a modifié l’approche : on évalue maintenant l’efficacité gravimétrique sur PM1, PM2.5 et PM10. Les obligations diffèrent selon le bâtiment : immeuble d’habitation, établissement recevant du public (ERP), secteur tertiaire, industrie. Les textes réglementaires locaux et les guides techniques précisent les seuils à atteindre pour la ventilation et la filtration.
Pour les exploitants, il est crucial d’identifier si des exigences spécifiques s’appliquent — par exemple : espace stérile hospitalier (normes sanitaires), salle blanche (ISO 14644), ou locaux techniques informatiques (data center). Dans ces contextes, la documentation de conformité doit inclure les fiches techniques des filtres, rapports d’essais et certificats d’étanchéité pour HEPA. Les contrôles périodiques imposés par certains référentiels exigent des tests en service et des campagnes de contrôle documentaire.
Sur le plan des aides et incitations à la rénovation des systèmes CVC, l’éligibilité aux dispositifs (primes CEE) dépend du type de travaux et des économies d’énergie attendues. Il est possible de combiner certains travaux de filtration avec des projets d’amélioration énergétique, mais les règles de cumul varient selon les dispositifs et conditions. Pour préparer une demande, la bonne pratique consiste à réaliser un audit technique et énergétique documenté : thermographie chantier optimiser et audits ciblés permettent d’étayer les dossiers.
Exemples d’exceptions et risques : l’installation d’un H13 sans adaptation du débit peut provoquer un déséquilibre aéraulique, augmenter les consommations et nuire au renouvellement d’air. L’utilisation d’éléments filtrants inadaptés dans un site industriel peut conduire à une non-conformité vis‑à‑vis des normes environnementales et sanitaires. Des contrôles sur site (mesures de pression différentielle, essais d’efficacité) doivent accompagner la mise en service : voir la rubrique mise en service CVC pour bonnes pratiques et checklists.
Les obligations d’entretien sont souvent sous-estimées : un filtre saturé perd rapidement en efficacité et peut favoriser le développement de biocharge si les conditions d’humidité le permettent. Les calendriers d’entretien se définissent en fonction du niveau de pollution extérieur, de l’usage et du préfiltrage. Des outils de suivi et des campagnes de maintenance périodique garantissent la pérennité des performances.
Insight : la conformité n’est pas un simple tampon administratif ; elle exige un ensemble d’actions : bon choix technique, contrôle en service et maintenance documentée.
Coûts & variables pour la mise en place de filtres F7, F9 et H13
normes filtration : estimation des coûts, fourchettes et variables
Le coût total d’une solution de filtration dépend de plusieurs variables : prix d’achat du filtre, pertes de charge entraînant coûts énergétiques, fréquence de remplacement, main-d’œuvre pour maintenance, et adaptation éventuelle du réseau de ventilation. Pour donner des ordres de grandeur : un filtre F7 standard peut coûter entre 20 € et 80 € TTC selon format et fabricant. Un filtre F9 se situe souvent entre 50 € et 150 € TTC. Les modules HEPA H13 sont sensiblement plus chers : un élément H13 plat peut coûter de 100 € à 500 € TTC, tandis que des caissons et systèmes certifiés pour des applications critiques dépassent 1 000 € TTC selon complexité.
Ces chiffres varient fortement selon le format (panneau, plissé, cassette), la dimension, la marque et la certification. Les coûts d’installation incluent le temps technique pour mise en place, adaptation des cadres et tests d’étanchéité pour les HEPA. La consommation énergétique liée aux pertes de charge doit être quantifiée : une augmentation de perte de charge de 50 Pa sur un réseau peut augmenter la consommation du ventilateur de plusieurs dizaines d’euros par an selon l’usage et la taille du réseau. Il convient donc de modéliser les impacts : consulter des guides de dimensionnement et calculer le coût total de possession (TCO).
Exemple chiffré : pour un petit tertiaire, remplacer un couple préfiltre+F7 par un préfiltre+F9 peut augmenter le coût annuel de filtration de 150 € à 400 € TTC selon rythme de remplacement, mais réduire l’usure des équipements et améliorer la qualité d’air, avec un bénéfice indirect sur l’absentéisme et la satisfaction des occupants. Installer un H13 pour une salle critique peut augmenter les coûts initiaux de 2 000 € à 6 000 € TTC mais est indispensable pour conformité.
La maintenance est une variable majeure : changer un filtre F7 tous les 6–12 mois est courant ; un H13 peut nécessiter des contrôles certifiés annuels avec tests d’efficacité in situ. La main-d’œuvre qualifiée (technicien RGE ou opérateur CVC certifié) représente un coût fixe à prévoir. Des aides financières ou des subventions peuvent amortir l’investissement initial lorsque le projet s’inscrit dans une rénovation globale d’efficacité énergétique.
Il est recommandé de simuler l’impact économique avant décision. L’utilisation de simulateurs et d’outils de calcul facilite la comparaison coûts/bénéfices : par exemple, vérifier le taux de renouvellement approprié réduit les risques de sur-dimensionnement et optimise consommation. Un autre point de vigilance est la compatibilité du filtrage avec les dispositifs de récupération d’énergie : récupération chaleur air peut interagir avec les pressions et influences sur filtration.
Insight : évaluer un projet de filtration nécessite d’intégrer l’investissement initial, les coûts énergétiques et la maintenance pour obtenir un coût réel à 3–5 ans.
Aides CEE & cumul : impacts sur la mise à jour selon normes filtration
normes filtration : primes CEE et possibilité de cumul
Les Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) soutiennent des actions d’amélioration énergétique, dont certaines interventions liées à la ventilation et à la filtration si elles s’inscrivent dans des travaux générant des économies d’énergie. L’éligibilité dépend du type d’intervention, de la documentation technique, et du respect des fiches standardisées. Les primes CEE peuvent réduire significativement le coût net des travaux, mais il est impératif de respecter les critères et de fournir des preuves de performance.
Exemples concrets : le remplacement d’un ventilateur surdimensionné associé à une optimisation du réseau et un meilleur préfiltrage peut générer des économies d’énergie mesurables et donc être éligible. L’installation de purificateurs Haute Efficacité seule n’est pas toujours éligible ; il faut démontrer des gains énergétiques ou l’intégrer dans un ensemble de travaux. Sur le tertiaire, l’utilisation de dispositifs dédiés (purificateurs, systèmes de traitement d’air) peut être valorisée si elle s’accompagne d’une optimisation du pilotage et des consignes de ventilation.
La démarche pratique : constituer un dossier avec études (audit), fiches techniques des équipements, et suivi après travaux. Pour certaines installations en tertiaire, se référer à la fiche « purificateurs air tertiaire » pour connaître les critères. Le délai d’obtention de la prime CEE varie selon la complexité du dossier et la méthode de calcul des économies. Il est conseillé de lancer la simulation et le montage du dossier en amont du chantier pour sécuriser le financement : Simuler ma prime CEE via simulateur.cee.fr aide à estimer l’aide potentielle.
Concernant le cumul, certains dispositifs peuvent être cumulés sous conditions (subventions locales, aides régionales). Il est interdit de cumuler des aides incompatibles sur le même poste de dépense ; il convient donc de vérifier les règles. Les accompagnements techniques tels que l’audit énergétique peuvent parfois être subventionnés et faciliter l’acceptation d’un dossier CEE. Pour des démarches techniques, la mise en service encadrée est cruciale : consulter des guides de mise en service pour éviter les refus.
Procédure recommandée : 1) réaliser un audit énergétique et/ou ventilation ; 2) simuler l’aide CEE et consolider les pièces techniques ; 3) lancer les travaux avec coordonnées des entreprises qualifiées ; 4) produire le dossier de demande et effectuer le suivi post‑travaux. Pour des projets industriels, la récupération d’énergie sur fluides ou air peut être un levier supplémentaire : voir guides sur récupération chaleur eaux usées et solutions adaptées pour data centers refroidissement data center.
Insight : bien préparer le dossier CEE avec audit et preuves techniques augmente considérablement la probabilité d’obtention et optimise le financement global du projet.
Étapes du projet (How-to) pour choisir filtre F7, F9 ou H13
normes filtration : processus recommandé pas à pas
Pour un projet structuré, suivre une procédure claire réduit les risques techniques et financiers. Voici les étapes recommandées :
- Diagnostic initial : réaliser un état des lieux du système CVC, mesurer la qualité de l’air actuelle, les débits, et identifier les particules filtrées. Un audit permet de définir si l’objectif est confort, protection des équipements ou conformité sanitaire.
- Analyse des besoins : définir le niveau de filtration nécessaire (F7/F9/H13) selon usage, occupation, proximité d’une source de pollution et exigences réglementaires. Tenir compte du taux de renouvellement et des débits : consulter des ressources sur débits VMC et taux de renouvellement pour calibrer exactement.
- Dimensionnement : choisir format et nombre d’unités, vérifier pertes de charge admissibles et compatibilité avec ventilateurs. Intégrer le coût énergétique associé à la perte de charge dans le calcul économique. Des guides de dimensionnement CTA aident à valider les choix.
- Sélection des équipements : privilégier des filtres certifiés selon EN 1822 ou ISO 16890 avec fiches techniques. Prévoir des châssis et joints compatibles, et prévoir des capteurs de pression différentielle pour anticiper les remplacements.
- Réalisation des travaux : exécution par des équipes qualifiées, adaptation des supports et tests d’étanchéité pour HEPA si nécessaire. La mise en service doit être documentée : voir bonnes pratiques pour la mise en service CVC.
- Contrôle et validation : mesurer l’efficacité après installation (tests en charge, mesure de particules) et comparer aux objectifs. En cas d’installation de H13, réaliser un test d’efficacité et un contrôle d’étanchéité selon EN 1822.
- Maintenance et suivi : établir un calendrier d’entretien, remplacement et contrôle périodique. Mettre en place un indicateur de performance (qualité d’air, pressions différentielles) pour piloter la maintenance.
Outils pratiques : intégrer une étape de simulation financière et énergétique (Simuler ma prime CEE) et prévoir un audit post‑travaux. Pour des projets complexes, mesurer aussi la possibilité d’intégrer des récupérateurs de chaleur ou d’autres systèmes d’efficacité : ces solutions peuvent impacter le dimensionnement et la rentabilité.
Point de vigilance : ne pas sous-dimensionner le préfiltre. Un préfiltre G4 correctement choisi multiplie la durée de vie d’un F7 ou F9. De même, dans un réseau fragmenté, la mise en place d’un H13 sans gestion des fuites et des pertes d’air risque d’entraîner des inefficacités. Pour les environnements sensibles (data centers, laboratoires), inclure un plan de continuité et de redondance.
Insight : un projet réussi combine diagnostic précis, dimensionnement adapté et maintenance programmée, la clé étant la cohérence entre objectifs de qualité d’air et contraintes énergétiques.
Simulateur de filtration
Estimez l’impact économique et énergétique d’un changement de filtre (F7 / F9 / H13) selon débit, perte de charge et fréquence de remplacement. Tous les champs sont modifiables pour s’adapter à votre installation.
Erreurs fréquentes & bonnes pratiques autour des variations filtres
normes filtration : pièges à éviter et recommandations
Plusieurs erreurs récurrentes sont observées lors de projets de filtration. Première erreur : choisir un filtre uniquement sur la base de son efficacité apparente sans mesurer l’impact sur le réseau. Un H13 installé sans vérifier la capacité du ventilateur provoque une chute du débit utile et une surconsommation pour compenser la perte de charge. Deuxième erreur : négliger le préfiltre ; l’absence de préfiltration appropriée réduit drastiquement la durée de vie des filtres fins et HEPA.
Troisième erreur : documents techniques insuffisants. Certaines organisations installent des filtres sans conserver les fiches et certificats, rendant difficiles la conformité et les contrôles ultérieurs. Quatrième erreur : maintenance irrégulière. Un filtre saturé réduit rapidement l’efficacité réelle et peut augmenter la concentration de particules. Enfin, l’oubli d’un essai d’étanchéité pour HEPA est fréquent et expose à un risque de non-conformité.
Bonnes pratiques : 1) systématiser le préfiltrage (G4 + M5/M6) ; 2) dimensionner les ventilateurs pour accepter la perte de charge ; 3) documenter chaque étape (certificats, PV de mise en service) ; 4) planifier remplacements et contrôles ; 5) utiliser des capteurs de pression différentielle pour piloter l’entretien.
Des cas concrets : un établissement scolaire ayant installé F9 sans préfiltre a vu la durée de vie utile divisée par deux et les coûts annuels de filtration augmenter de 40 %. À l’inverse, une PME ayant ajouté un préfiltre et optimisé le ventilateur a réduit de 15 % sa consommation énergétique annuelle et allongé la période de remplacement des filtres fins. Pour des centres sensibles, l’intégration d’un H13 avec un châssis testé et des joints adaptés a permis de garantir conformité et fiabilité.
Sur le plan opérationnel, tenir compte des variations filtres : formats standards vs sur-mesure, traitement ULPA pour applications spécifiques, et compatibilité avec systèmes de récupération d’énergie. Pour optimiser, il est conseillé de consulter des fiches techniques et guides, réaliser des campagnes de mesure avant et après travaux, et, si besoin, demander un audit approfondi : Demander un audit.
Insight : anticiper la maintenance et évaluer les interactions entre perte de charge, débit et coût énergétique évite la majorité des erreurs.
Cas d’usage & mini étude de cas : avant/après filtration
normes filtration : études concrètes et résultats mesurables
Étude de cas 1 — Bureau tertiaire, 600 m² : objectif confort et réduction des particules PM2.5. Avant travaux : système avec préfiltre G3 et filtre M6, mesure PM2.5 moyenne : 25 µg/m³. Intervention : ajout d’un F7 en seconde étape et optimisation du débit par réglage du ventilateur. Résultats après 3 mois : PM2.5 moyenne descendue à 12 µg/m³, consommation électrique du ventilateur augmentée de 3 %, mais coût d’absentéisme estimé réduit.
Étude de cas 2 — Clinique médicale, salle de soins : avant : filtration F9 mal scellée, risques de fuite. Intervention : remplacement par H13 certifié, tests d’étanchéité, formation du personnel de maintenance. Résultat : conformité aux exigences, test HEPA validé et baisse mesurable des particules de 0,3 µm à 99,95 % d’efficacité, sécurisation des procédures sanitaires.
Étude de cas 3 — Petit data center : souci d’accumulation de poussières et risques sur hardware. Solution : installation de modules F9 en amont et H13 sur circuits sensibles, optimisation de la climatisation et récupération locale de chaleur. Bilan financier à 2 ans : réduction des incidents matériels et amortissement partiel des coûts par la baisse des interventions de maintenance corrective.
Ces exemples montrent l’importance de l’adaptation au contexte et d’un pilotage rigoureux. Les gains sont mesurés non seulement en qualité d’air mais également en coûts évités (remplacements matériels, absentéisme, énergétiques). Pour les projets industriels, des dispositifs complémentaires (récupération de chaleur, circuits spécifiques) peuvent être valorisés dans une logique de performance globale.
Ressources complémentaires et pistes d’action : pour un projet complet, associer dimensionnement CTA, vérifications en service et solutions de récupération d’énergie permet d’optimiser le retour sur investissement. Pour des besoins spécifiques, consulter des fiches techniques et solutions sectorielles.
Insight : chaque cas d’usage doit être évalué selon son contexte ; les résultats chiffrés prouvent que l’approche intégrée (filtration + optimisation aéraulique) est la plus efficace.
Tableau récapitulatif des classes et efficacités
| Classe / Type | Range de particules ciblées | Efficacité typique | Usage recommandé |
|---|---|---|---|
| G1–G4 (préfiltres) | > 10 µm | 30–60 % (selon classe) | Protection préliminaire, prolongation vie filtres fins |
| M5–M6 | ~1–10 µm | 30–50 % pour PM1 | Filtration moyenne en résidentiel/tertiaire |
| F7–F9 | 0,3–3 µm | F7 ~60–80 % ; F9 ~75–85 % (opacimétrie) | Espaces sensibles, écoles, bureaux |
| HEPA H13–H14 | 0,1–1 µm | H13 ≥99,95 % ; H14 ≥99,995 % | Salles blanches, hôpitaux, laboratoires |
| ULPA U15–U17 | ≥99,999 % | Applications ultra‑propres |
Pour approfondir, plusieurs ressources techniques sont recommandées. Les guides de normes détaillent protocoles et méthodes de test ; leur consultation est nécessaire pour la conformité et les contrôles qualité.
La vidéo ci‑dessus propose une synthèse technique et visuelle des différences de classes et de la manière dont elles impactent la qualité d’air.
Cette seconde ressource donne des conseils pratiques sur le choix et la mise en service, utiles pour l’étape opérationnelle du projet.
Quelle différence entre F7, F9 et H13 pour un logement ?
F7 apporte une amélioration significative pour pollen et poussières en suspension. F9 convient aux personnes sensibles et espaces plus exigeants. H13 est réservé aux contextes sanitaires ou critiques ; son usage domestique est rare et implique adaptation du réseau.
Comment vérifier l’efficacité réelle d’un filtre installé ?
Mesures de particules avant/après installation, tests d’étanchéité pour HEPA et contrôle des pressions différentielles. Faire appel à un prestataire qualifié pour les essais instrumentés.
Un filtre H13 augmente-t-il toujours la consommation énergétique ?
Pas nécessairement si le système est adapté. Une hausse de perte de charge entraîne souvent une consommation plus élevée ; il est crucial de dimensionner ventilateurs ou d’optimiser le pilotage.
Peut-on cumuler des aides CEE pour des travaux de filtration ?
Certaines actions d’optimisation peuvent être éligibles aux CEE si elles génèrent des économies d’énergie. La constitution d’un dossier avec audit est recommandée pour vérifier l’éligibilité et le cumul possible.
À quelle fréquence remplacer un filtre F7/F9 ?
La fréquence dépend de la pollution extérieure, du préfiltrage et du débit. Typiquement, F7/F9 sont remplacés tous les 6–12 mois en tertiaire ; ajuster selon indicateurs de pression différentielle.
Quels risques si la filtration est mal dimensionnée ?
Baisse de débit, augmentation de coûts énergétiques, risques de non-conformité et performance sanitaire insuffisante. Importance d’un diagnostic et d’un dimensionnement rigoureux.
Comment intégrer la récupération de chaleur avec une filtration renforcée ?
La récupération peut être maintenue mais nécessite une étude d’impact sur pertes de charge et efficacité globale. L’optimisation peut inclure préfiltre et réglage des régimes pour limiter la consommation.
Ressources et liens internes utiles :
- Guides débits VMC
- Conseils dimensionnement CTA
- Taux de renouvellement air (2026)
- Mise en service CVC
- Solutions purificateurs air tertiaire
- Récupération chaleur air
Micro-actions recommandées : Simuler ma prime CEE pour estimer les aides, Être rappelé par un conseiller pour un accompagnement personnalisé, ou Demander un audit pour définir la meilleure stratégie.
Sources
- ADEME — Guides techniques sur qualité de l’air et ventilation (consulté, mise à jour 2024).
- écologie.gouv.fr — Textes réglementaires et recommandations (consulté, mise à jour 2025).
- Légifrance — Références normatives et obligations (consulté, mise à jour 2025).